Il me semble que la nullité m'est asymptotique.

Ou bien suis-je asymptotique à la nullité ?

# Posté le samedi 27 septembre 2008 16:30

Les médias ne semblent pas s'intéresser aux Jeux paralympiquesqui se déroulent cette année à Pékin. Des athlètes handicapés de tous les pays du monde y prennent part, notamment des athlètes handicapés physiques ou visuels (amputés, aveugles, infirmes moteurs, cérébraux ou en fauteuil roulant, ou tout autre handicap physique). Ils sont organisés par le Comité international paralympique (et non pas par le Comité international olympique).

Les
Jeux paralympiques de Pékin, ouverts dans l'indifférence quasi générale des chaînes de télévisions, entrent dans leur dernière ligne droite sans susciter davantage d'intérêt. Les médailles tombent, la France en a déjà fait une belle moisson : trente-deux, dont sept d'or, seize d'argent et neuf de bronze. Mais qui connaît Assia El'Hannouni, la porte-drapeau de l'équipe de France ?

Ma
lvoyante, elle s'est imposée hier sur 400 m. Qui a entendu parler de David Mercier, le cycliste, de Rachel Lardière, la nageuse, d'Alain Quittet, le handbiker, de Damien Seguin à la voile ou de Florence Gravelier qui joue et gagne au tennis en chaise roulante ? Ces champions hors normes - 4.000 au total, dont 121 Français - ne demandent ni indulgence, ni compassion.

I
ls ne réclament d'ailleurs rien. Mais l'on voudrait pour eux qu'ils ne soient pas occultés, que leurs exploits soient monts, autrement que par un su de quelques minutes, quand il ne passe pas purement ou simplement aux oubliettes. N'ont-ils pasri eux aussi un coup de projecteur, tous les quatre ans ? Ne sont-ils pas, comme les autres, des héros du sport qui se sont durement entraînés, pour espérer briller ? Aux valides, les contrats, les sponsors, la gloire et le temps d'antenne. Aux amputés, aux paraplégiques, aux aveugles, les miettes. Est-ce l'audimat qui commande ou l'idée que l'on se fait, dans les états-majors de l'audiovisuel, des goûts et des dégoûts du public ? Ces femmes et ces hommes qui dépassent leur handicap pour réaliser des performances seraient moinslégéniques, mais si elle ne les voit pas, ou peu, comment la sociépourrait-elle changer son regard sur eux ?

Il
y a chez ces sportifs aux corps brisés, qui domptent leur différence, en piscine, sur la piste, dans les matches, le même mental d'acier, la même volonde se battre, le même enthousiasme, la même abnégation que chez leurs prédécesseurs médiatisés, le même appétit de conquête. Quand ils décrochent des trophées, on aimerait crier victoire avec eux. Mais il faudra d'abord que soient vaincus bien des préjugés.

D'après M. Vagner, de l'Est Républicain

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# Posté le dimanche 14 septembre 2008 15:36

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 17:02


Moi, je veux vivre, et non survire.
Mais ici, on ne survit pas, on dévie.

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# Posté le jeudi 11 septembre 2008 17:23

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 18:52

Memento Mori...

Memento Mori...
On est rien du tout, en fait.

Un grand coup sur la tête...

« Respice post te! Hominem te esse memento ! »
Tertullien

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 08:27

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 08:40

Elle pile face au S ...
Il est tellement triste d'en être arrivé là.
... de stop ?

# Posté le samedi 14 juin 2008 13:03

Modifié le samedi 14 juin 2008 13:16